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France : 2001 : la Délégation
Interministérielle à lInsertion
des Jeunes (D.I.I.J) élabore un cahier
des charges pour professionnaliser des équipes
Missions Locales dans les relations avec les entreprises.
Objectif : Les Missions Locales, en charge
dune mission de service public pour linsertion
sociale et professionnelle durable des jeunes,
doivent produire de linsertion professionnelle
avec les partenaires économiques locaux
: il est donc indispensable que leurs équipes
soient en mesure détablir et de développer
des relations pérennes avec les entreprises
présentes sur leur territoire. Le professionnalisme
des Missions Locales est la condition pour être
identifiées comme les interlocuteurs compétents
des entreprises è une formation-action
doit être conduite à titre expérimental
dans chaque région pour deux Missions Locales.
En Aquitaine, cest la Chambre de Métiers
de Lot-et-Garonne qui est retenue pour mener la
formation-action ; et les deux Missions Locales
concernées sont celle de Bergerac et celle
de lAgenais et de lAlbret (mai 2001
-mars 2002, descriptif joint en annexe 1).
A la suite de cette expérience, la Mission
locale de lAgenais et de lAlbret a
souhaité poursuivre la réflexion
en accentuant sur le thème de laccompagnement
dans lemploi et ceci pour les deux raisons
suivantes :
une meilleure connaissance des entreprises est
primordiale pour les Missions Locales dans leur
mission dinsertion professionnelle des jeunes
mais ne suffit pas ; il faut travailler plus sur
le maintien des jeunes dans lemploi et il
faut que les entreprises appréhendent mieux
les problématiques sociales des jeunes
non qualifiés ;
dautres pays européens sont eux aussi
confrontés à la même problématique.
La réflexion doit donc être portée
au niveau transnational pour mettre en réseau
les expériences de chacun.
Italie : depuis la décentralisation,
lEtat a confié laccompagnement
des personnes en recherche demploi à
des structures privées ou associatives.
Dans un contexte de fort chômage des jeunes,
ces nouveaux acteurs se sont vite aperçus
de leurs lacunes pour mener à bien leurs
missions, notamment lors de leurs contacts avec
les entreprises.
Espagne : depuis fin 90, le nombre de
stages en entreprises pour les jeunes se multiplie.
Cependant, les relations entre les structures
daccueil des jeunes et les entreprises nont
jamais été basées sur une
méthodologie structurée, mais sur
des pratiques hétérogènes
et informelles. Des besoins en terme de formation
des intervenants auprès des entreprises
sont donc primordiaux.
République Tchèque : depuis
1989 et les profonds changements politiques, sociaux
et économiques, les structures publiques
et privées chargées de linsertion
des jeunes sont très fortement demandeurs
de nouvelles méthodes dapproche du
monde économique et de divers outils de
gestion des ressources humaines.
Finlande : le concept de tutorat des jeunes
est connu des entreprises mais très restreint.
Il consiste essentiellement à informer
lentreprise sur les nouveaux employés,
leur expliquer les différentes tâches
quils doivent réaliser et leur indiquer
lorganisation du travail dans les différents
services. Des tentatives de création dun
véritable « tutoring » de jeunes
ont été lancées, telles que
l «Individual Path» qui consiste
à définir et accompagner le projet
du jeune conjointement avec lAgence pour
lemploi, lentreprise et le jeune.
Cette méthode composée de : conseils,
tutorat, et « mentoring » est encore
très peu adoptée par les entreprises.
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