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Résultats du projet
    Résumé
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Justification du projet :

Deux des objectifs prioritaires de l'Union Européenne sont :

combattre le chômage, surtout celui des jeunes non qualifiés, qui connaissent de réelles difficultés d'insertion.

faire en sorte que ce public "fragile" puisse exercer de plein droit son accès à la citoyenneté.

Pérenniser l’insertion professionnelle des jeunes non qualifiés en est une composante essentielle. C’est l’objectif du projet.

Deux types essentiels d’acteurs se retrouvent aujourd’hui sur cette thématique :

1. Des structures de diverses formes spécialisées dans l'insertion sociale (dimension citoyenne) et professionnelle des jeunes non-qualifiés. Ces structures sont composées d'acteurs de l'insertion avec des compétences reconnues dans l’accompagnement social, mais moindres en ce qui concerne la connaissance de l'entreprise.

2. En face, des entreprises, principaux employeurs, qui connaissent, pour certains, des difficultés de recrutement – ces entreprises font difficilement confiance au public cible précité et n'appréhendent pas toujours correctement la problématique sociale et les freins périphériques à l'emploi (problèmes de transport, difficultés familiales, problèmes de comportement, problèmes de logement,…) auxquels est confronté le public jeune – par conséquent, elles ne leur laissent pas le temps nécessaire pour s’insérer.

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Contexte du projet par pays :

 

France : 2001 : la Délégation Interministérielle à l’Insertion des Jeunes (D.I.I.J) élabore un cahier des charges pour professionnaliser des équipes Missions Locales dans les relations avec les entreprises.

Objectif : Les Missions Locales, en charge d’une mission de service public pour l’insertion sociale et professionnelle durable des jeunes, doivent produire de l’insertion professionnelle avec les partenaires économiques locaux : il est donc indispensable que leurs équipes soient en mesure d’établir et de développer des relations pérennes avec les entreprises présentes sur leur territoire. Le professionnalisme des Missions Locales est la condition pour être identifiées comme les interlocuteurs compétents des entreprises è une formation-action doit être conduite à titre expérimental dans chaque région pour deux Missions Locales.

En Aquitaine, c’est la Chambre de Métiers de Lot-et-Garonne qui est retenue pour mener la formation-action ; et les deux Missions Locales concernées sont celle de Bergerac et celle de l’Agenais et de l’Albret (mai 2001 -mars 2002, descriptif joint en annexe 1).

A la suite de cette expérience, la Mission locale de l’Agenais et de l’Albret a souhaité poursuivre la réflexion en accentuant sur le thème de l’accompagnement dans l’emploi et ceci pour les deux raisons suivantes :

une meilleure connaissance des entreprises est primordiale pour les Missions Locales dans leur mission d’insertion professionnelle des jeunes mais ne suffit pas ; il faut travailler plus sur le maintien des jeunes dans l’emploi et il faut que les entreprises appréhendent mieux les problématiques sociales des jeunes non qualifiés ;

d’autres pays européens sont eux aussi confrontés à la même problématique. La réflexion doit donc être portée au niveau transnational pour mettre en réseau les expériences de chacun.

Italie : depuis la décentralisation, l’Etat a confié l’accompagnement des personnes en recherche d’emploi à des structures privées ou associatives. Dans un contexte de fort chômage des jeunes, ces nouveaux acteurs se sont vite aperçus de leurs lacunes pour mener à bien leurs missions, notamment lors de leurs contacts avec les entreprises.

Espagne : depuis fin 90, le nombre de stages en entreprises pour les jeunes se multiplie. Cependant, les relations entre les structures d’accueil des jeunes et les entreprises n’ont jamais été basées sur une méthodologie structurée, mais sur des pratiques hétérogènes et informelles. Des besoins en terme de formation des intervenants auprès des entreprises sont donc primordiaux.

République Tchèque : depuis 1989 et les profonds changements politiques, sociaux et économiques, les structures publiques et privées chargées de l’insertion des jeunes sont très fortement demandeurs de nouvelles méthodes d’approche du monde économique et de divers outils de gestion des ressources humaines.

Finlande : le concept de tutorat des jeunes est connu des entreprises mais très restreint. Il consiste essentiellement à informer l’entreprise sur les nouveaux employés, leur expliquer les différentes tâches qu’ils doivent réaliser et leur indiquer l’organisation du travail dans les différents services. Des tentatives de création d’un véritable « tutoring » de jeunes ont été lancées, telles que l’ «Individual Path» qui consiste à définir et accompagner le projet du jeune conjointement avec l’Agence pour l’emploi, l’entreprise et le jeune. Cette méthode composée de : conseils, tutorat, et « mentoring » est encore très peu adoptée par les entreprises.

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Objectif prioritaire :

Création d’une fonction de médiateur pour les entreprises et les acteurs de l’insertion,
par l’élaboration et la mise en place de modules de formation et d’outils adaptés, dans l’optique d’une insertion professionnelle durable des jeunes non qualifiés et/ou en difficulté.

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Objectifs secondaires :

permettre aux acteurs de l’insertion d’approfondir leur connaissance de l’entreprise afin de mieux orienter le public, de mieux travailler en partenariat avec les entreprises, et de pouvoir réaliser un accompagnement plus efficace dans l’emploi.

permettre aux acteurs de l’entreprise de mieux comprendre les problématiques sociales des jeunes, de développer leur dimension citoyenne, et ainsi d’accepter d’un côté l’intervention des acteurs de l’insertion auprès des jeunes dans leur entreprise, nécessaire pour leur insertion durable, ou de l’autre côté prendre contact avec des acteurs de l’insertion en cas de difficultés repérées auprès de leurs jeunes salariés.

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Réalisation des objectifs :

 

Le projet consistera, à partir d’expérimentations menées dans chacun des six pays partenaires, à réaliser :

deux modules de formation « médiateur », pour les acteurs de l’insertion et de l’emploi d’une part, et pour les entreprises d’autre part ;

des outils multimedia (DVD intéractif, vidéo transnationale, site internet/intranet) présentant des témoignages, des parcours d’insertion, des immersions en entreprises, à destination des deux types d’acteurs.

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Partenariat :

Choix des pays : équilibrer les différentes grandes cultures en matière d’emploi – Nord (Finlande), Sud (Italie, Espagne), Est (République Tchèque et Grèce).

Dans chaque pays : le coordonnateur de chaque pays a été choisi pour sa capacité à mobiliser les partenaires requis (acteurs de l’emploi et de l’insertion, des regroupements ou fédérations d’entreprises et des organismes qualifiés pour garder une approche qualitative tout au long de la mise en œuvre) et à proposer une stratégie de validation et de diffusion pertinente.

Spécificités : L’Espagne prend en charge l’évaluation pédagogique du projet. La République Tchèque prend en charge l’impression des outils de communication et la réalisation des kits pédagogiques. La France prend en charge la création des outils multimédia. La Grèce prend en charge la gestion du site Internet du projet.

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Validation et certification de la formation :

Recensement dans chaque pays des normes et certifications, et des différentes options possibles ;

Recherche sur les méthodes de reconnaissance des contenus pédagogiques dans chaque pays (experts, partenaires de la formation et de l’éducation). Les conditions et méthodes de certification feront l’objet d’un axe de travail à part entière (conditions des certifications nationales – comment évoluer vers une certification européenne ?…) ;

Rapport de recommandations sur les composantes de la médiation dans les différents postes concernés (entreprise – acteurs de l’insertion et de l’emploi) – la taille des structures en sera une composante importante.

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